27.09.2008

Notes de dégustation du 24/09

 

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Diner-Dégustation du 24/09/08 au Restaurant « Victor’inn » (Saint-Brieuc 22)

 

Château Marie du Fou, Vin de pays du val de Loire, « O.V.N.I » 2007.

Servi à l’apéritif

 

La famille Mourait, propriétaire du Château Marie du Fou à Mareuil/Lay (85), réalise cette cuvée dans leur collection appelée « Les anticonformistes ». C’est un vin dit « Moderne », assemblage de Sauvignon (80%) et de Chardonnay (20%) qui a étonné les dégustateurs qui ont hésité longtemps avant de reconnaitre le sauvignon. Ce vin surprend au nez, par son aromatique rafraichissant aux notes exotiques (ananas et fruit de la passion), mais il déçoit un peu en bouche : le volume du vin ne s’accorde pas a l’acidité, l’harmonie de fonctionne pas. A revoir.

 

Domaines des Héritiers des Comtes Lafon, Mâcon-Milly  « Clos du Four » 2004

Vs

 

Domaine de la Badiane, Palette blanc, « cuvée Langesse » 2003

Servis sur

Des Pimientos piquillos en pesto, rillettes de sardines et tomates confites

Coup de force et de calcaire pour démarrer la dégustation à table, deux grandes pattes et deux styles bourguignons très marqués. Le Mâcon-Milly a fortement marqué les esprits, il semble bien que depuis 1999, Dominique Lafon ait fait ses marques dans le mâconnais. Le nez est expressif, dominé par le fruit blanc, enrobé par les notes beurrées et noisettes d’un élevage bien maitrisée (une habitude chez Lafon). La bouche est bourguignonne, pas de doute pour les dégustateurs, qui évoquent le minéral kimméridgien de Chablis, la retro-olfaction est nette et on retrouve facilement le même caractère aromatique en bouche, l’équilibre est parfait mais ce qu’il faut vraiment souligne c’est la longueur superbe du vin portée par une acidité pure et sans fin. Nos dégustateurs ont semblé moins affirmatifs qu’en à l’ origine du deuxième vin, il est vrai que le nez subtile du Palette reste assez atypique : Amande, pain d’épices, note d’infusion. Un vin hors-classe et déjà  épanoui qui est resté un ton en dessous du Mâcon (dommage!). En cause : le  déficit-acidité 2003 qui ne porte pas le vin au sommet. On lui a attribue tout de même une bonne copie et on demande à revoir sur un millésime classique pour la Provence.

 

Domaine Bruno Clair, Marsannay rouge « Longeroies » 2002

Vs

Ampelidae, Vin de pays de la Vienne « PN 1328 » 2005

Servis sur

Une verrine de joues de porc confites

Nous avions initialement prévu de servir le 2000 d’Ampelidae en magnum, mais nous avons préféré finalement servir un 2005 plus en jus…et en forme.

Le contraste des styles, des modes et des traditions pour ce « Clash des Pinots ».

Le Marsannay, aux notes kirchées si séduisantes, a la bouche svelte et gourmande a la fois. En face, le PN 1328, un pinot noir moderne de conception sur un millésime solaire, ce qui rappelle a nos dégustateurs des parfums sudistes de Carignan. Coup de bluff total… car le cote facile et léger du Marsannay, lui, les emmène ensuite sur un joli gamay du Beaujolais.

Stupeur et étonnement, à l’annonce de l’identité des vins. Il est vrai que les deux pinots sont totalement différents. Entre un style « light »bourguignon pour le vin de Bruno Clair et une belle maturité et un élevage soutenu pour le PN de Fréderic Brochet (Vinificateur d’ Ampelidae). Les temps changent, les gens changent, les styles évoluent… le Vin ne résiste pas a cette tendance…moi je dis : Vive la différence !

 

Domaine Jean-Michel Gerin, Cote Rôtie « Champin le seigneur » 2005

Vs

Domaine Olivier Jullien, Coteaux du Languedoc « les états d’âmes » 2005

Servis sur

Un pave de biche, réduction de Saint Chinian, Champignons, pommes sautées au thym

 

Un joli match qui a tenu toutes ses promesses, difficile de donner un vainqueur, je dirais même inutile de donner un vainqueur. Les deux 2005, certes pas encore a leurs sommets de grâce et de beauté, ont montrés toute leurs atouts de charme et de garde.

La cuvée « Champin le seigneur » est réalisée a partir de syrah (90%) et de viognier (10%), dans un style tres caractéristique de la région d’Ampuis : le nez de framboise, réglisse et le floral rappelant la violette, la bouche puissante et serrée, pas de doute pour le comité de dégustation qui reconnait : Région/Appellation/Producteur : « Bravo Messieurs ». Plus d’interrogations pour le Vin d’Olivier Jullien, mais un débat tres intéressant qui amène l’un des dégustateurs à découvrir ce vin : « Bravo Monsieur ». Je n’avais jamais dégusté auparavant cette bouteille, je connaissais bien la cuvée du « Mas », le « Ca del Moura » de son père, mais je dois dire que j’ai été conquit par ce vin, par ses parfums giboyeux développés a l’aération, par l’harmonie et la cohérence de la bouche, le grain soyeux des tanins. Sans aucun doute : un des grands du Languedoc. Superbe face a face pour finir les rouges et commencer le fromage.

Fourme d’Ambert aux airelles, toast de pain d’épice, confiture de vin

 

Domaine Ricard, Touraine  « cuvée Armand » 2007

Servi sur

Une terrine de pêches et fruits de la passion et son petit financier

Pas d’adversaire pour ce vin, nous avions préférés un final unique pour permettre à  nos dégustateurs de divaguer sur d’autres sujets de conversations….bien légitime, non ?

Le Touraine de Vincent Ricard a tout de même beaucoup plu sur le dessert, un plat qui appelait logiquement un vin de muscat, accord classique que nous avions préféré éviter au profit de cette cuvée Armand qui est issue d’un deuxième tri tardif de Sauvignon sur la parcelle « Les deux Chênes ». Un nez rappelant l’ananas et le bourgeon de cassis, une bouche suave et désaltérante (42g de sucres résiduels/litre).Le compagnon idéal de cette fin de dégustation.

 

Merci a Alain, Astrid et Noel.

Jeff